jeudi 17 juin 2010

Au sein du saint des saints


Mes amis, l’heure est aux bonnes nouvelles !

Je vis actuellement une expérience passionnante, que dis-je, exaltante.


La vitre à ma gauche freine la lumière dans son ascension jusqu’au bureau que j’occupe temporairement au 4èmeétage du 80 boulevard Auguste Blanqui. L’open space du service économie, éclairé par des néons jaunâtres et bas de plafond, accueille dès 7h du matin le doux bruit des claviers d’ordinateurs maltraités, et va crescendo à mesure que la matinée voit se remplir les locaux du service. Quelques têtes dépassent des bureaux : chauve, chevelue, gominée, raide, teintée. Sur les bureaux s’accumulent des piles de journaux, de papiers, de post-it, de bibelots. Le bâtiment est calme, sécurisé. Ici le PC règne en maitre, ça sent la bureaucratie poussiéreuse. Des téléphonent sonnent, leur sonnerie est pour le moins très classique, répétitive. La barre d’espace du clavier noir souffre particulièrement sous la pression des doigts des journalistes qui pianotent rageusement, dès que la phrase prend sens et forme. A 10h30, lorsque le numéro du lendemain est achevé, on peut apercevoir certains des membres du service s’étirer, le regard dans le vide, cherchant vaguement quelque chose à lire sur l’écran de leur ordinateur. En voici un qui se lève, deux autres s’étirent, se libérant de la petite pression quotidienne pré-édition,

Le monde de l’intérieur, desde dentro. De l’autre côté de la façade, de cet exemplaire géant du monde que l’on aperçoit depuis la ligné 6, entre les stations Glacière et Corvisart.

Plus de news, et de photos, quand j'en aurai le temps...

je passe un temps précieux à lire les anciens numéros, archivés méticuleusement !

Du coup, je vous en fait profiter ! C'est cadeau ! Le n°1 !



lundi 24 mai 2010

Beyond the Missouri sky

Le titre n'a absolument rien à voir avec ce dont j'ai envie de vous causer.
Beyond the Missouri sky est le nom d'un album de Pat Metheny et de Charlie Haden, un petit bijoux précieux, doux comme du verre poli.Si je me suis décidée pour ce titre c'est parce qu'il a accompagné 3 de mes dernières lectures.
Trois romans de Barbara Kingsolver. Pourquoi suis-je ainsi sous le charme ?
Et bien pour de multiples raisons. Tout d'abord parce qu'elle me permet de découvrir les États-Unis. N'ayant jamais traversé l'océan Atlantique, ma vision de ce géant diplomatique se résumait à des rudiments géographiques et historiques scolaires, de quelques notions politiques universitaires, et d'articles de nouvelles, mais jamais véritablement de roman, et encore moins d'auteurs américains. Je suis donc en pleine découverte, exaltée par les descriptions du Kentucky, de l'Arizona ou encore de l'Oklahoma. J'observe et appréhende ces sociétés ainsi que leurs populations respectives (du moins en partie).
Je sais qu'il serait facile de dire que j'aime son style, mais ce que j'apprécie c'est son écriture à plusieurs voix. Elle nous offre au fil du romans différents points de vue de l'histoire. A chaque chapitre son personnage. Celui-ci apporte, à mesure que les aventures progressent, un ton particulier, un regard qui lui est propre, une opinion qui s'ajoute à la trame de l'histoire.
Les thèmes abordée varient d'une livre à l'autre, mais l'auteure conserve cette structure qui relate à chaque chapitre le point de vue d'un personnage. Le premier que j'ai lu fut Les yeux dans les arbres, qui narre l'installation au Congo (Belge à l'époque, l'histoire débute en 1959) de la famille Price dont le père pasteur baptiste pur et dur, missionaire tente d'évangéliser les âmes perdues d'un village. Mais il s'agit ici de l’histoire de ces cinq femmes/filles (la mère Orleanna accompagnée de ses trois filles, Rachel, Leah et Adah, et la petite dernière, Ruth May), victimes du fanatisme religieux de leur mari et père...



Un été prodigue, titre du deuxième romans, lu en mai dernier, un pur régal, histoires mêlées de trois femmes, de trois âges différents. Seul dénominateur commun initial, la Vallée de Zébulon. Ne soyez pas surpris si en terminant ce livre vous en savez plus sur l'implantation du coyote selon les Etats américains, ou bien sur les rites amoureux de certains papillons de nuit.



Le troisième, et avant dernier de ma liste : L'arbre aux Haricots qui nous conte l'histoire de Taylor, jeune femme qui prend la route et trouve en chemin Turtle une petite fille cherokee encore bébé qui s'agrippe fort à elle.


Enfin le dernier, Les cochons aux paradis, dont je ne peux pas encore vous parler puisqu'à l'heure où j'écris cet article je ne l'ai pas encore terminé mais je n'ai envie que d'une chose retourner bouquiner et poursuivre la lecture de ce livre. Mais je ne vais pas vous laisser ainsi sur votre faim. Sachez simplement qu'il s'agit de la suite des aventures de Taylor et Turtle, et que pour le moment elles ne semblent pas parties pour me décevoir !



Enfin pour les irréductibles qui espéraient en savoir un peu plus sur Beyond the Missouri sky, voici un des morceaux dont je me délecte particulièrement.


mardi 30 mars 2010

I'm experiencing something new.

J'aime mon cocon. Il est revêtu des plumes les plus douces qui soient, et s'est formé minutieusement à mesure que le temps filait entre nos doigts.
J'aime y retrouver ces âmes, ces murmures, ces habitudes. Le bruit de la cloche annonçant que le repas est fin prêt. Le doux murmure du feu qui crépite. Le grand salon baigné de lumière, savourant les rayons du soleil en ravivant les couleurs des fauteuils jaunis, ainsi que le charme du parquet, en soulevant les poussières accumulées au fil des ans. J'aime le froid qui me saisit et surprend ma peau lorsqu'il s'agit de sortir pour prendre un peu l'air. Je suis en quête, j'épie. Je me surprends à apprécier la solitude comme la compagnie, et parfois même la cohue et les cris de ces petits bouts d'homme qui gesticulent. J'aime y travailler, me sentant entourée malgré que je sois belle et bien seule face à la page blanche et aux théories. J'aime y prendre mon temps, me délecter d'un carreau de chocolat et d'une tasse de café bien noire tandis qu'un roman m'attend avachis sur la tablette. J'ai dans la peau ces odeurs, de chien, d'herbe, d'épices, de cuir, d'ancien, de tabac à pipe. Je suis folle de ces humeurs et de ces tempéraments. J'entends au loin, les billes qui s'entrechoquent avec fracas sur le tapis usé du billard. J'embrasse ce rythme qui cadence nos journées chacun à notre manière et pourtant coordonné.

Éprise par vous. Emue par vous.











mercredi 7 octobre 2009

Je vais m'y remettre, faut bien !

Nouvelle année grenobloise, qui débute agréablement avec un été qui ne semble pas vouloir s'éteindre et qui nous permet de profiter encore un peu de déjeuner sur l'herbe et de sorties nocturnes en gilet.
Je n'ai pas écrit ici de puis bien longtemps. Mais je vais me remettre en selle, c'est une nécessité.
En attendant de trouver un sujet, je file en douce.

Et vous laisse sans voix, béa, face aux prouesses musicales du pianiste Alexandre Tharaud.