"vois ce que je perds en sang et en eau..."
dimanche 14 septembre 2008
Je ne me sens bien ni ici ni chez moi. Nulle part. Tout aurait due se dérouler tel que se profilait l'avenir du coup j'ai cette impression de décevoir, mais peut-être est-ce moi la première déçue de ma percevoir comme incapable de surmonter ça. J'ai tout ce qu'il me faut pour réussir, gagner. Mais quelque chose s'érige devant moi, inconsciemment construit. Bon dieu ce que c'est solide. Je lutte contre moi-même, lâche et perdante comme souvent fatiguée de me sentir ratée. Épuisée, tétanisée par l'échec. Je ne sens personne apte à m'aider. Personne à qui parler. J'espérai cette situation temporaire, mais la déterminer ainsi n'a fait que l'amener à perdurer. Se voiler la face, et se dire que tout va pour le mieux.
Je suis curieuse de plein de chose, j'aime lire et écouter. J'aime découvrir et crapahuter étape après étape. J'estime que la vie est courte. Et j'aimerai en déduire que chaque instant doit en être une pépite, un éclat. Qu'elle est vilaine la chance. Et pourtant dieu seul sait à quel point elle a bien fait son travail malgré les handicaps notoires que la nature lui dressait devant elle, lui barrant la route. M'aurait-elle lâché un peu trop tôt ? M'aurait-elle trop protégée ? Une chose est sure je ne sais plus marcher droit, je peux valser, voler parfois, mais j'ai toujours en moi ce poids qui ne veut pas se dégager, me lester. Il faut que j'aprenne à vivre avec puisque le choix de faire avec ou sans n'est pas en option.
Un jour j'irai au Cambodge, moi aussi.

C'est peut-être ça l'écriture kilomètre ?
Découvrez Elliott Smith!
jeudi 7 août 2008
L'eurodéputé, ex-soixantehuitard, n'avait pas caché son émotion lors de sa prise de parole dans l'hémicycle du parlement européen de Strasbourg, le 10 juillet dernier, où, s'accrochant sur les mots, il dénonçait de façon virulente la honte, au nom de l'Europe, d'une telle visite, traitant le chef de l'État de minable.
D’abord, la voix-off égratigne John McCain :
« C’est la plus vieille célébrité du monde. Il est super vieux. Suffisamment vieux pour se souvenir de l’époque où danser était un péché et où on buvait la bière dans des seaux… Mais, est-il prêt à diriger le pays ? »
Puis la blonde :
« Hello l’Amérique, je suis Paris Hilton et je suis aussi une célébrité. Mais je n’appartiens pas au passé et je ne promets pas le changement comme l’autre type. Je suis simplement une bombe. Mais si ce type ridé aux cheveux blancs m’a utilisée dans son spot de campagne, ça doit vouloir dire que je suis candidate à la présidence… »
Et de développer un programme énergétique bidouillé à partir de ceux des deux candidats : davantage de forage de pétrole offshore, mais sous certaines conditions environnementales, et des incitations fiscales pour que l’industrie automobile développe des modèles hybrides et électriques.
La fausse pub parodie et répond à celle dans laquelle, la semaine dernière, le candidat républicain John McCain accusait Barack Obama de n’être rien de plus qu’une célébrité du moment.« Et maintenant, vous m’excuserez, il faut que je choisisse un vice-président. Je pense à Rihanna. On se verra à la Maison-Blanche. Je vais peut-être la repeindre en rose… »