lundi 30 août 2010

Ambientes cotidianas








































































































































































Bribes d'ambiances quotidiennes.

Quelques photomatons. La maison baignée de lumière. Les vélos rangés sous l'escalier. Puerto Madero. La bibliothèque et Souad studieuse. Les surligneurs qui glissent sur les pages des biblographies très fournies. Du sucre sur l'index. La confiture de coing digne de celle des Richard. La maison chargée de plantes. La ribambelle de drapeaux qui égaye le patio. Le hamac qui accueille mes lectures un peu chaque jour. Une dernière photo, une dernière ombre chinoise, en parralèle Annaclara joue de la flute traversière dans sa chambre, un air de Piazzolla. Une fine pluie tombe sur le toit de patio, bon finalement je retourne dans le hamac.




















Un peu de musique. Un quintette de voix féminines. Un produit très local !
Las Fuleras Cliquez ! Ecoutez ! Vous risquez d'aimer !




dimanche 29 août 2010

Barrio Boedo











































































































Une soirée comme je les aime, entre les toits de Buenos Aires et la table de Yasuko. La maison de Souad est juste incroyable, une fabuleuse cohésion de personnes de différents horizons. Ce soir-là, les sushis furent divins. Une fois les composants cuisinés et une démonstration de la démarche à suivre, nous avons tenté, en faisant de notre mieux, de réaliser nos propres makis. Si l'on met de côté l'esthétisme négligé et critiquable de nos chefs d'oeuvre, ils furent tout simplement savoureux.



















































































































































































Fernet Coca




La photo du dimanche


Tigre 15 août 2010. Un chien qui aboie uniquement aux jet-skis, le parc d'attraction à l'arrière plan, l'eau noire de pollution, quelques cadavres de bateaux. Tigre, ville où se rendent les porteños les week-end, sortie pour s'aérer (?) hors de Buenos Aires, faire quelques achats dans l'immense feria de Tigre, manger une barbe à papa ou bien une pomme d'amour agrémentée de pop corn, dépenser quelques sous au casino, emmener les enfants faire quelques manèges...

lundi 23 août 2010

Cementerio de Recoleta

Ce cimetière est sur la liste des "lieux de Buenos Aires à visiter", selon le site officiel du tourisme porteño. Accompagnée de mon amie Souad, nous nous sommes donc rendues au "Père Lachaise" argentin. Le quartier est probablement l'un des plus riches de la capitale, et cela se sent à mille et une petites choses, mais également aux devantures des grandes marques de luxe. Le quartier m'a semblé être très européen, l'architecture imiterait très bien certains quartiers parisiens ou lyonnais. Le cimetière est environné de jardins où l'on voit beaucoup de citadins profiter du soleil de ce printemps qu'ils attendent. J'ai bien envie de vous retranscrire la phrase que Souad a écrite "Cimetière Recoleta, Buenos Aires, là où les gens n'acceptent clairement pas la mort." Je la trouve très juste. Les gens les plus célèbres, ou les plus riches (bien que cela ne soit pas incompatible du tout) sont enterrés ici, et l'architecture de leurs tombes nous amène à penser que ces personnes ne voulaient pas être oubliées. Là où Souad a juste, c'est dans le choix du mot "clairement", car la peur de la mort d'Eva Peron ne saurait être comparée avec la mort d'un "quelconque" ouvrier/paysan dont la tombe du fait de moyens moindres ne pourra pas se permettre de telles extravagances. Ces mausolées sont imposants, se veulent grandioses et rivalisent entre eux en taille, en parure, en richesse.

Début de la visite, on avance à tâtons...

On affiche sa face, son rang, son mêtier, ses distinctions.

A mesure que l'on avance, un mélange de dégoût et de fascination me submerge.

Certaines tombes, abandonnées servent désormais d'entrepôt aux employés et gardes du cimetière.


Un maréchal, général, capitaine, colonel... ?!

Omniprésence de chats, nourris par une bienfaitrice.

Je crois que je n'avais rarement accumulé autant de "Ho putain, mais c'est pas vrai, bordel !"

Le chat fantôme ?

Tombes abandonnées.

Il y en a pour tous les goûts...

Notre nouvel ami, "nettoyeur de tombes". Il nous a appris que les tombes sont lavées deux fois par semaine. La famille propriétaire de la tombe paye environ 150 pesos (environ 30 euros) par mois pour ces services. Au fur et à mesure de la discussion comprenant (et partageant ?) nos impressions sur le cimetière, il nous proposa d'aller visiter le mausolée qu'il venait de nettoyer. Après quelques hésitations (de ma part...), nous avons finalement décidé de le suivre. Et c'est ainsi que avons visité les 3 étages d'une tombe où étaient entreposés une dizaine de cercueils sur des étagères...

Tombe abandonnée, la famille ne doit plus payer pour son entretient depuis fort longtemps.

La tombe d'Eva Peron est tellement surchargée de fleurs, qu'elle dispose de sa propre poubelle. J'y ai saisi une de ces fleurs qui n'était pas encore fanée et l'ai glissée dans le cadenas de cette tombe abandonnée que nous avions croisé deux minutes plus tôt.
C'est mon côté niais, j'aime pas savoir quelque chose abandonné.