dimanche 31 octobre 2010

La photo du dimanche



En sachant lécher son coude, Melle Madeleine SaintMartin défie les lois de la nature, et me permet de publier une photo du dimanche hors norme !

mardi 26 octobre 2010

El camino

Dans cet article, Peron dans le rétroviseur, l'auteur Argentin Hernan Ronsino nous raconte sa semaine et des musiques qui le guident dans l'écriture de ces romans. Et ses choix musicaux sont en quelque sorte devenus mes incontournables de ces dernières semaines.



jeudi 21 octobre 2010

¿ Como le va ?

Bien, ma foi (comme je dis souvent). Je vais bien et même plus. Et mieux encore il m'est facile de vous dire cela. Comme c'est bon d'être loin. Ce n'est pas que je ressentais le besoin d'être loin de vous, non non. Enfin si, peut-être un peu en fait. Je crois que l'on part tous avec différents projets. Quels sont les miens ? Et bien si l'on en croit ma lettre de motivation "Le projet d'effectuer une année universitaire en Amérique Latine n'est pas récent. C'est une idée qui a fait son chemin depuis le début de mes études post-bac et qui s'est affirmée dans le cadre d'un parcours universitaire axé sur l'étude économique de pays d'Amérique Latine"."Terminer ma licence en Argentine me permettrait d'acquérir un solide niveau en espagnol, de me faire une meilleure idée de la situation économique du pays et des politiques qui y sont menées, ainsi que de commencer à m'imprégner de la culture latino-américaine." "A mes yeux (et, je présume, aux yeux de nombreux économistes), l'économie sud-américaine et les évolutions qu'elle connait depuis une décennie sont un sujet d'étude vaste et passionnant." Beaucoup de blabla, avec du vrai dans le fond, mais pas que. J'aurai pu aussi écrire des choses du type "Soyez chic ! Envoyez-moi à l'autre bout du monde ! Je prendrai de jolies photos !", ou bien "Êtant donné mon jeune âge et ma soif de découverte je vous prierai de bien vouloir accepter ma candidature afin de me laisser partir loin, très loin". Cet "article" a perdu le peu de sens qu'il avait... Mais je continue ! Donc je me sens bien ici. Je prends goût à la vie à Buenos Aires, si bien que parfois je ressens le besoin de me remémorer que ce n'est pas rien que d'être ici. J'ai déjà tellement d'habitudes. Mon vélo qui m'accompagne dans mes allers-retours à l'université. Ma tisane et ma cuillère de dulce de leche avant de me coucher. Mon cours de chant du mardi, mes parties de badminton le samedi. Mon train train des cours. Mes samedis bibliothèques. Le quotidien a du bon. Les rituels hebdomadaires également. C'est plutôt bon signe, non ? Cela révèle t-il une bonne capacité d'adaptation ? ou bien une légère tendance à avoir besoin de repères fixes ? J'en sais rien... certainement un peu des deux. Ma qualité d'étudiante m'oblige d'un certain côté à avoir quelques principes, non ? C'est moi ou bien je résonne comme une grand-mère ? (passez-moi l'expression).
Je vous ennuie avec mes propos inutiles, hein ? Bon alors revenons à des choses plus concrètes. En vrac comme dans un des premiers posts que j'ai écrit :
-J'ai eu 4 (sur 10) à mon examen d'Organismos internacionales, et j'en suis plus que ravie. Comme quoi hein ? Ici la moyenne est à 4, et j'étais sortie certaine d'obtenir 1 ou 2...
-J'ai fait les comptes. Sachant qu'à la UCA 1h de cours correspond à 45 minutes (autrement dit lorsque j'ai 4h de cours je n'ai en vérité que 3h), que les professeurs arrivent souvent en retard (entre 1/4h et 1h), et que les pauses durent environ une demi-heure, cela nous amène à un total d'environ 2h de cours, là où sont inscrits 4h...
-J'ai parlé de politique brésilienne avec des amis, de Marina Silva et Dilma Rousseff.
-J'ai du faire réparer ma bici 3 fois en deux semaines, la pauvre avait des soucis.
-J'ai fait de la mousse au chocolat pour mes colocataires et c'est peu dire qu'elles ont aimé.
-j'ai vu La fuleras en concert, et j'ai adoré, j'ai beaucoup ri !
-J'ai également vu le groupe de ma colocataire Annaclara, Julio y Agosto, un délice.
-Je suis à l'inauguration de l'exposition de Jorge H. Alavarez, Jugando con la luz, au centre culturel Borges. Des photos avec entre 3 jours et 6 mois d'ouverture. Dingue ! fascinant ! J'y ai vu également Yasuko jouer un air traditionnel japonais.
-Pour mon anniversaire mes colocataires m'ont offert deux livres El juguete Rabioso de Roberto Arlt y deux contes de Julio Cortazar.
-Le printemps est vraiment installé maintenant, les arbres fleurissent, et il fait déjà bien chaud !
-Je vais avoir des lunettes... arg
-Dans mon cours de chant, j'ai appris Le canto a la rama .
-Parfois Marianna chante "Qué culpa tiene el tomate", mais elle peut aussi chanter du Paul Mc Cartney "Hope of deliverance".
-Souad m'a raconté comment, enfant, elle a passé quelques uns de ses étés dans une réserve Inuit du Canada. Puis nous avons discuté de l'apprentissage de la tolérance...
-J'ai enfin obtenu mon visa, je peux légalement rester sur le territoire argentin jusqu'au 2 août 2011.
-Déjà 3 mois que je suis ici, le temps file à une vitesse folle !
-J'ai discuté de l'incidence de la révolution française sur les indépendances en Amérique Latine avec un des gardiens de parking de la UCA.
-J'ai décidé de travailler sur la comparaison des acteurs des processus "mémoriaux" (?) argentins et chiliens, dossier que je dois rendre début décembre, dans le cadre de mon cours de Procesos sociales y politicos.
-J'ai lu "Pauvre petit garçon" de Buzzati à Souad.
-Les gens, les jeunes en particulier, ce sont réappropriés la rue Carlos Calvo où j'habite (vélos, skates, tables...)


...

Et un vrac de photos !


Montage rapide, mal fait, c'est juste pour vous montrer à quel point les arbres peuvent pousser librement dans certains parc de Buenos Aires (Parque San Martin)
















dimanche 17 octobre 2010

La photo du dimanche

Las Fuleras
Barrio Palermo, Buenos Aires.

mardi 12 octobre 2010

MercrediMelodie


Afrodita - Tropikalisimo (Merci Souad !)

Encuentro Nacional de mujeres


Départ vendredi soir 23h30. Appréhension et envies de voyages, de sortir de Buenos Aires. Direction Paraná. Voyage de nuit. Réveillées en musique. Par la fenêtre la plaine et le soleil qui commence à poindre. Un soleil rouge. Arrivée à Paraná un peu ensuquées. Dépôt des sacs et des affaires dans un CIC (centro ide integracion comunitaria), situé loin, très loin en périphérie de la ville, dans un quartier très populaire, où il n'est pas surprenant de voir des chevaux remplacer les voitures. Retour au centre, marche jusqu'au lieu de rassemblement : un parc inondé de femmes. Des pins et des écussons "j'ai avorté", des châles verts symboles de la lutte pour l'avortement légal et gratuit. Des militantes venues des quatre coins du pays. Le soleil cogne déjà fort. Des banderoles, des slogans. Je me sens un peu perdue parmi la foule dense des militants. Discours d'ouverture de la rencontre et hymne argentin (que certaines huent). Cohue pour sortir du parc. Descente vers le fleuve (dont la ville porte le nom), afin de rejoindre les rives, manger un morceau, les ateliers ne commencent qu'à 15h. Nous sommes une vingtaine, mis à part quelques personnes et moi-même, toutes sont affiliées au Bachillerato populaire. Achat de choripan et d'hamburguesas. On patiente en buvant de la Quilmes. Le soleil commence à nous (me) brûler. Finalement on se rend au ateliers. 55 ateliers, 55 thèmes différents, dans différents lieux (principalement des établissements scolaires). On remonte vers la ville sous un soleil de plomb, vue magnifique sur le fleuve. Le début des ateliers est retardée, le temps de se poser à l'ombre et de manger un glace au kiwi. J'ai choisi l'atelier "Mujeres et identidad". La plupart des participantes sont plus âgées que moi. Des professeurs, des étudiantes, des travailleuses sociales... Fin des ateliers, ils reprendront le lendemain. A pied jusqu'à la place Alvear. Quelques empanadas très salées. Des femmes partout des femmes dans les rues. Des tags, des pancartes, des tracts, des autocollants. On se rend ensuite au parc où à lieu le concert. Allongées, affalées dans l'herbe, toutes un peu fatiguées par cette journée. Lune naissante et rares étoiles. Bières et biscuits. Ballade de nuit dans le petit marché artisanal. Les filles achètent des livres sur l'avortement. Des grands fils sont tendus et des feuilles avec des numéros de téléphone telles des petites annonces de boulangerie proposent des renseignements sur l'avortement. Différents artistes se succèdent sur scène. Une chanteuse Hondurienne commence un discours, particulièrement touchant, des sanglots dans la voix, espérant des jours meilleurs à son pays. On monte sur les boulevards à la recherche d'un restaurant où l'on ne fera pas trop la queue. Le soleil m'a drôlement brûlé et m'a coupé toute faim. ça va cloquer. Aïe. Retour à la place où se tient le concert, la musique nous décide à rester, un curieux mélange de hiphop/reggae/dub, 3 femmes déchaînent leurs voix. ça danse beaucoup. Les mains en l'air. Entre chaque chanson des slogans pro-avortement. Les foulards verts tournoient. J'aperçois des larmes dans les yeux de d'une des mes amies. "Aborto legal para no morir, anticonceptivos para no abortar". Après le concert certaines, moi y compris, restent pour un fête organisée par des homosexuelles. On danse beaucoup, on farandole, on boit, on rit. Un gâteau géant en plastique trône au milieu du parc, les gens se trémoussent autour. Musique assez electro. Sur le point de prendre des taxis pour nous ramener au CIC, on achète quelques facturas et l'on décide finalement de retourner danser encore un peu, sur de la cumbia cette fois. Le lendemain on retourne aux ateliers. Les discussions semblent plus mâtures, certainement le travail de la nuit. Les mate passent et repassent. Je commence sérieusement à y prendre goût. On parle de beaucoup de chose, et commence à s'organiser les conclusions de l'atelier à rendre cet après-midi. Fin des ateliers je retrouve le reste des filles pour manger un morceau à l'ombre afin de s'épargner un peu du soleil. Le ciel est magnifique, de ces bleus d'été qui vous font savourer la fraîcheur de l'ombre et chaque gorgée d'eau. Pour le dernier atelier je me rends à celui sur le féminisme. Le thème principal de l'après-midi : le plaisir ! Sur le chemin pour la manifestation achat de glaces (au dulce de leche cela s'entend). La manifestation fut pour moi un moment particulièrement fort. J'ai beaucoup réfléchi au féminisme français à ce qu'il est, à ce qu'il fût. Chants et hurlements, caisses claires et djembés. Une marche où les hommes étaient très rares. Les filles s'adressent au femmes qui regardent la manifestation depuis leur balcon "Vecina sali de la cocina". Des anarchistes cagoulées peignent au fur et à mesure les murs. D'autres tags sont bien plus recherchés comme vous pouvez le voir sur les photos. Passage devant la cathédrale, rangées de policiers, derrière eux les opposants à l'avortement. Les bouteilles fusent. "Iglesia basura, vos sos la dictadura". La tension monte, mais parvient finalement à être maîtriser. Puis la manifestation s'achève sans emcombre. Dernière nuit en ville, dernière nuit au CIC, levées tard, maté, discussions et rapports des ateliers, retour en car à Buenos Aires. Lecture, musique, repos.

mercredi 6 octobre 2010

dimanche 3 octobre 2010

La photo du dimanche

Rationalisation de l'espace.
A jouer au football sous les autoroutes qui traversent la villes.
Barrio Boedo, Buenos Aires.

samedi 2 octobre 2010

Al manifestar.























Après la tentative de coup d'Etat contre le président Équatorien Rafael Correa, ma colocataire me dit qu'une manifestation va avoir lieu avec pour but à la fois d'exprimer un soutient au gouvernement de Correa mais également pour refuser qu'une fois de plus dans un pays d'Amérique Latine ait lieu un coup d'Etat de la part des "forces de l'ordre". Si vous voulez plus de détails sur les évènements et que vous parlez español voici un article du journal Pagina12.
Bref rendez-vous 15h, bon en fait on est tellement en avance qu'on retourne à la maison. Ma colocataire pensait que comme l'organisation dépendait de la CTA (un des principaux syndicats argentins) la ponctualité serait de rigueur. Elle me raconte que le MOI (organisation qui dépend de le CTA et où mes colocataires militent) est au contraire connu pour son retard à un point tel qu'on parle de retard MOI (prononcé "moï"). Bon finalement on retrouve les porteños militants du quartier au siège de la CTA de San telmo, on emprunte un bus qui appartient au syndicat direction le quartier Recoleta et l'ambassade Équatorienne. Je crois que c'est la première manifestation de soutient à laquelle je participe. Je ne critique pas la ferveur militante française, mais j'ai tout de même l'impression qu'en France on sait principalement manifester contre, pour protester.
En première ligne de la manifestation, une abuela de la plaza de Mayo, apparemment ici elles sont de toutes les manifestation.